La chaire « La Physique autrement »

Tour Eiffel supraconductrice

© J. Bobroff F. Bouquet

La chaire « La Physique autrement » favorise le développement d’actions innovantes de vulgarisation de la physique moderne depuis les laboratoires vers le grand public, notamment via la création d’un réseau inédit de recherche et de réflexion (regroupant physiciens, enseignants, designers, artistes, etc.) ou via la création d’une gamme de démonstrateurs de physique en open source (développée avec des designers, etc.)

La chaire « La Physique autrement » a été signée entre l’Université Paris-Sud et Air Liquide, groupe industriel français d’envergure internationale, spécialiste des gaz industriels.


En résumé :

Titulaire : Julien Bobroff, Enseignant-chercheur au Laboratoire de Physique des Solides

Mécène :


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Entretien avec Julien Bobroff, titulaire de la Chaire.

Enseignant-chercheur au Laboratoire de Physique des Solides (LPS, Université Paris-Sud – CNRS), Julien Bobroff a fait pendant presque vingt ans de la recherche en physique de la matière, en particulier les supraconducteurs, au LPS. Développant des actions de vulgarisation, il a en 2011 eu la charge de l’année de la supraconductivité en France. Il est titulaire de la chaire « La physique autrement ».

En quoi consiste la chaire « La physique autrement » ?

Pliage paire de Cooper

© C. Conton J. Bobroff

La chaire soutient des activités d’un groupe de recherche du LPS travaillant à montrer la physique au grand public. Il ne s’agit pas de faire de la physique autrement mais de la donner à voir différemment. Nous visons des publics lycéens, des professeurs, le grand public en général. Notre particularité, c’est que les chercheurs sont au cœur de ces activités. Nous ne déléguons pas à des médiateurs professionnels mais nous collaborons avec des designers, des graphistes, des spécialistes du web, des artistes… Notre sujet c’est la physique moderne, plus particulièrement la physique de la matière.

Quels sont les objectifs de la chaire ?

Le premier objectif, c’est de produire des dispositifs innovants plutôt que de réutiliser ce qui se fait déjà.
Ensuite, nous souhaitons toucher des publics que nous ne touchons pas d’habitude : les lycéens en général, les jeunes, les professeurs de physique qui peuvent réutiliser ce qu’on produit, les médiateurs des musées de science, les jeunes adultes…
Nous avons également pour objectif de faire de la recherche sur la vulgarisation. Dans ce but, nous collaborons avec des sociologues, des spécialistes des sciences de la communication et de l’enseignement. Ça implique des conférences, des articles…
Nous travaillons à la création d’un réseau. Plutôt que de rester isolés, il s’agit de disséminer notre travail et de s’inspirer de ce qui peut être créé d’intéressant ailleurs. C’est un réseau local, national et international, nous avons beaucoup de contacts aux États-Unis par exemple.
Enfin, le dernier objectif réside dans la formation et l’enseignement, pour initier nos propres étudiants mais aussi les professeurs de physique de lycée et collège à ce genre de nouvelles approches.

Quels sont les enjeux de la vulgarisation ?

Découverte quantique en pliage

© J. Bobroff

Quand j’ai commencé en 2005 à intervenir dans les lycées, l’enjeu de départ était de convaincre les jeunes de venir faire de la science à Paris-Sud. Aujourd’hui, je n’ai plus seulement cette ambition-là. L’objectif, c’est d’abord que les gens changent de regard sur la recherche moderne, qu’ils aient une image positive de la physique, en particulier celle des laboratoires comme les nôtres.

Quelles sont les activités de la chaire ?

Nous essayons de produire de nouvelles façons de montrer de la physique, à travers des productions originales, qu’on met à disposition gratuitement. Quelques exemples :
– Avec des graphistes de l’école Estienne, nous réalisons des ateliers de pliage pour enfants, qui leur permettent de fabriquer des atomes, des liaisons atomiques, des électrons… Ou encore des supports visuels montrant un laboratoire, avec du contenu attractif pour des  lycéens. Nous avons fait des popups présentant quatre laboratoires avec découvertes de la physique récompensées par des prix Nobel.

– Avec le Physic Circus, nous avons mis en scène des principes de supraconductivité dans des numéros d’un petit cirque de marionnettes en lévitation quantique, pouvant être utilisés par des chercheurs ou des médiateurs pour parler de physique quantique au grand public.

Avec l’aide de designers, de graphistes et de professionnels de la communication, nous travaillons aussi à la mise en scène des expériences qui nous plaisent.

Avez qui êtes-vous en partenariat dans le cadre de cette chaire ?

Nous avons signé la chaire avec Air Liquide. Ce partenariat nous permet de soutenir nos actions de recherche. De son côté, Air Liquide en retire des bénéfices en termes d’image mais c’est également notre façon de travailler qui peut les intéresser et nos solutions pour communiquer sur des sujets complexes. Soutenir un enseignant-chercheur de Paris-Sud, c’est aussi pour eux une façon de montrer leur implication dans la future Université Paris-Saclay.
Pour nous, c’est aussi une façon assez saine de travailler. Nous nous engageons sur un programme pendant trois ans, mais Air Liquide nous fait confiance et nous décidons de nos actions sans être contraints. Ça donne une grande liberté.

Pour en savoir plus :

www.vulgarisation.fr

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