La chaire européenne de l’immatériel

La chaire européenne de l’immatériel vise à contribuer à la mutualisation des connaissances et au développement des capacités de recherche par la création d’un espace international d’échange, de formation et de recherche dans le domaine de l’immatériel.

Créée en 2008, en partenariat avec Bouygues Telecom, le CIGREF, la Fondation d’entreprise EADS, l’INPI, l’OCDE, l’Office Européen des Brevets et la Banque Mondiale, la chaire européenne de l’immatériel est entré dans une seconde phase en 2015. Le 14 avril 2015, la Caisse des Dépôts et Consignations devient le premier partenaire à signer une convention de partenariat avec l’Université Paris-Sud pour cette nouvelle phase.

Signature de la chaire européenne de l'immatériel

Signature de la chaire européenne de l’immatériel © M. Lecompt / UPSud


En résumé

Titulaire : Ahmed Bounfour, Professeur à l’Université Paris-Sud et responsable de l’axe Réseaux et innovation du RITM [Réseaux Innovation Territoires et Mondialisation]

Mécène :

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Dernières actualités de la chaire européenne de l’immatériel

Deuxième conférence sur les actifs immatériels territoriaux
Troisième conférence sur les actifs immatériels territoriaux
Ahmed Bounfour lors de la signature de la chaire européenne de l'immatériel avec la Caisse des Dépôts et Consignations
Conférence IC12 : “Données, actifs numériques et plateformes d’innovation”

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Revue de presse


Entretien avec Ahmed Bounfour, titulaire de la chaire

Ahmed Bounfour

© M. Lecompt / UPSud

Professeur à l’Université Paris-Sud, Ahmed Bounfour est responsable de l’axe Réseaux et innovation du RITM [Réseaux Innovation Territoires et Mondialisation], laboratoire de recherche en économie et gestion de l’Université Paris-Sud. Il est titulaire de la chaire européenne de l’immatériel.

Pouvez-vous nous présenter la chaire européenne de l’immatériel ?

La chaire européenne de l’immatériel est une chaire multipartenariale, réunissant des industriels, des offices de propriété intellectuelle, des associations professionnelles. D’abord créée en 2008, en partenariat avec Bouygues Telecom, le CIGREF, la Fondation d’entreprise EADS, l’INPI, l’Office Européen des Brevets, Air Liquide, l’Afope, CDC Propriété Intellectuelle, sa première phase a duré jusqu’au 31 décembre 2014. En 2015, rattachée à la Fondation Paris-Sud Université et avec la Caisse des Dépôts et Consignations comme premier partenaire, la chaire entre dans sa deuxième phase.

Sur le plan international, c’est la seule chaire crédible et reconnue dans le domaine de l’immatériel.

Quel est le périmètre de la chaire ?

Le champ couvert par la chaire est très vaste, depuis les actifs de l’innovation (produits nouveaux, brevets, marques…) aux données en tant qu’actifs numériques. Les activités de la chaire sont articulées autour de trois pôles :
– l’innovation et la propriété intellectuelle,
– les territoires,
– le numérique.
Ces trois pôles sont articulés. La propriété intellectuelle, par exemple, est conditionnée par le numérique qui transforme la façon dont on dépose des brevets ou dont on utilise des bases de données.

Quels sont les objectifs de la chaire ?

L’objectif de cette nouvelle phase de la chaire européenne de l’immatériel, lancée avec la Fondation Paris-Sud Université, consiste à structurer ses activités autour de questions spécifiques, par exemple l’actif immatériel des territoires, la contribution des actifs de propriété intellectuelle à la performance des entreprises, les business models numériques et le cloud, ou encore l’évaluation du transfert de la connaissance de l’université vers les secteurs économiques. La chaire vise à développer, autour de ces thèmes, des méthodologies, des bases de données et des outils de benchmarking spécifiques pour chacun des partenaires.

Quelles sont les activités de la chaire ?

La chaire a développé des activités récurrentes :
– La conférence mondiale IC for Communities, lancée en partenariat avec la Banque Mondiale. Lancée en 2005, la conférence est établie comme plateforme d’échange entre des chercheurs, des experts et des décideurs publics et privés au plan mondial.
Un consortium doctoral international, organisé chaque année à la veille de la conférence mondiale, réunissant des chercheurs et des doctorants pour développer la communauté travaillant sur les thématiques de l’immatériel.
– Des ateliers thématiques destinés à faire le point sur divers thèmes liés à l’immatériel. Les actifs immatériels du secteur public, les actifs numériques ou l’innovation ouverte sont notamment des thématiques ayant fait l’objet de séminaires.
– L’agenda franco-allemand, consistant en l’organisation de conférences dans le cadre d’un partenariat avec l’Université de Heidelberg, grande université allemande. La première a eu lieu au Ministère de l’économie, des finances et de l’industrie en 2011, et la seconde à Heidelberg en 2012.
A côté de ces activités récurrentes, un parcours Management du capital immatériel sera proposé, à partir de septembre 2016, dans le cadre du Master Innovation, Entreprise et Société de l’Université Paris-Saclay.

Quels sont les liens de la chaire à l’international ?

La chaire est établie et reconnue par les grandes institutions internationales, notamment grâce à la conférence mondiale IC for Communities. Nous travaillons régulièrement avec la Banque Mondiale, l’OCDE, la BEI, la Commission Européenne, le METI[1] au Japon ou la BNDES[2] au Brésil. Nous avons notamment organisé une conférence à Tokyo en 2012, en partenariat avec l’Université de Gakushuin, l’Université de Hitotsubashi et l’Université de Séoul. Je participe régulièrement aux conférences du METI. Les travaux de la chaire seront présentés en juillet lors d’une conférence spécialisée du Japan Productivity Center à Tokyo. La BNDES participe chaque année à l’IC for Communities pour présenter ses programmes et bénéficier du retour des autres programmes de recherche internationaux.

[1] Ministry of Economy, Trade and Industry
[2] Banque nationale du développement économique et social